CFP: Appel à contributions « Rapiécer / Patching up »

Call for papers of Intermédialités upcoming issue entitled “Patching up / Rapiécer with guest editors Karine Bellerive (Université du Québec à Montréal et Université de Sherbrooke) and Sandrine Lambert (Concordia University). 

Abstract:

Patching up means adding pieces—patches—to maintain, repair, and extend the life of something; at times, it goes beyond simply filling a gap to become a creative act. These aims rely on bringing into relation a range of humans and non-humans, materials, techniques, gestures, memories, trajectories, and narratives. Like a quilt, patching up brings together heterogeneous elements. It draws on forms of knowledge and know-how that are learned and transmitted across different contexts, sometimes giving rise to communities of practice. We start from the premise that objects and infrastructures, like bodies and communities, can be patched up—and that what is patched up is never quite “as it was before.” Its appearance, function, and meaning may shift; the pieces themselves are redefined by what they join. Patching up is therefore less about restoring a previous state than about producing something that did not exist before: a different object, a new reality. This creative, poietic, and performative dimension lies at the heart of this issue, which seeks to explore both the material act of patching up and the political gestures and worldviews that accompany it.

Pauline Sarrazy, Editorial assistant

Aleksandra Kaminska, Director

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L’appel à contributions du prochain numéro de la revue Intermédialités, intitulé « Rapiécer / Patching up» dirigé par Karine Bellerive (Université du Québec à Montréal et Université de Sherbrooke) et Sandrine Lambert (Concordia University). 

Résumé :  

 Rapiécer, c’est ajouter des morceaux — des pièces — pour maintenir, pour réparer, pour faire perdurer et parfois aussi, au-delà d’un manque à combler, pour créer. Ces fins reposent sur la mise en relation d’humains et autres qu’humains, de matières, de techniques, de gestes, de mémoires, de trajectoires et de récits. À l’image de la courtepointe, le rapiéçage implique de connecter des éléments hétérogènes. Il repose sur l’articulation de savoirs et de savoir-faire, qui s’apprennent et qui se transmettent dans différents contextes, donnant parfois naissance à des communautés de pratique. Nous postulons d’emblée que des objets et des infrastructures, comme des corps et des communautés, peuvent être rapiécés, et que ce qui est rapiécé n’est jamais plus tout à fait « comme avant ». Son apparence, sa fonction, son sens peuvent avoir changé; les pièces elles-mêmes se trouvent redéfinies par ce à quoi elles se joignent. Rapiécer, c’est donc moins restaurer un état antérieur que de produire quelque chose qui n’existait pas encore, un objet différent ou une réalité nouvelle. Cette dimension créative, poïétique, performative, sera au cœur de ce numéro, dans lequel nous souhaitons explorer l’action matérielle de rapiécer, ainsi que les gestes politiques et les visions du monde qui l’accompagnent.  

Pauline Sarrazy, Secrétaire de rédaction

Aleksandra Kaminska, Directrice